Les perspectives des femmes concernant l’impact des activités minières sur le droit à l’alimentation
NULL
En 2009, à la suite des activités minières de la société minière canadienne IAMGOLD, 13 communautés situées dans Essakane, au nord du Burkina Faso, ont été déplacées et réinstallées dans d’autres domaines en dehors de la zone minière. Depuis lors, FIAN International et FIAN Burkina Faso ont accompagné les communautés déplacées dans leurs efforts pour réclamer leur droit à l’alimentation adéquate et nutrition.
Dans le but de continuer à soutenir les communautés de la région d’Essakane pour exiger leurs droits humains et de tenir le gouvernement du Burkina Faso responsable des obligations qu’il a contractées en vertu des droits humains, FIAN a documenté les perspectives des femmes quant à l’impact de l’exploitation minière et leur déplacement, sur leur le droit à l’alimentation adéquate et à la nutrition. Tout au long de 2014, discussions de groupe ainsi que des enquêtes individuelles ont été réalisées avec des femmes dans la région, visant à explorer (1) les droits sexuels et reproductifs des femmes; (2) le droit des femmes d’accès aux ressources naturelles et productives; (3) le droit des enfants à l’éducation; (4) Le droit des enfants à la santé; (5) le droit des femmes d’être libre de la violence sexiste; et (6) le droit des femmes à un recours effectif et aux mécanismes de reddition de comptes.
Les résultats de recherche démontrent la situation précaire par rapport aux droits des femmes à Essakane, qui peuvent avoir un impact significatif sur le droit à l’alimentation adéquate et nutrition des enfants dans ces communautés. L’impact de ces menaces et des violations des droits humains est encore aggravée par l’abandon des hommes de la famille qui quittent pour chercher du travail dans d’autres sites miniers et souvent ne reviennent pas, ainsi que par la société patriarcale dans laquelle les femmes se trouvent. En se fondant sur ces recherches, une série de recommandations à l’Etat du Burkina Faso et à la société civile sont faites à la fin de ce rapport. En plus, les conclusions du rapport s’appuient sur plus de cinq années de travail avec les communautés à Essakane, au cours desquelles FIAN a recueilli des informations sur les violations des droits humains à partir d’un large éventail de sources, y compris des enquêtes sur le terrain, et des réunions et correspondance avec les dirigeant-e-s communautaires, des responsables gouvernementaux, et représentant-e-s de l’entreprise.
Les résultats sont maintenant disponibles dans un rapport publié par FIAN International et FIAN Burkina Faso, avec le soutien financier de Terre des Hommes Allemagne.